Catégorie : Critiques de livres
-
![Certaines n’avaient jamais vu la mer [2011] de Julie Otsuka](http://antoastu.com/wp-content/uploads/2015/08/plage-dieppe.jpg)
Certaines n’avaient jamais vu la mer [2011] de Julie Otsuka
Le
Nous autres lecteurs, n’avons pas aimé ce texte. Lorsqu’on use d’un effet littéraire tel ce parti pris d’une narration à la première personne du pluriel, il faut que cela ait un sens. Or, dès le bateau, nous comprenons vite le côté artificiel du procédé puisque le groupe de Japonaises candidates au mariage à l‘aveugle aux…
-

Rimbaud, un silence si sincère
Le
Lorsqu’on évoque Rimbaud, on ne devrait pas minimiser la beauté et la sincérité de son silence. Combien auraient dû se taire une fois leur petit puits de choses à dire (é)puisé ? Ne trouvez-vous pas que le 6ème arrondissement de Paris manque de gens morts en artistes – en duel, cocaïnés, dans un accident de voiture…
-
![Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates [2008] de M.A. Shaffer et A. Barrows](http://antoastu.com/wp-content/uploads/2015/08/epluchures-patates.jpg)
Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates [2008] de M.A. Shaffer et A. Barrows
Le
Chère Mère, Je me souviens de la moue peu enthousiaste suivie d’un ‘pfff’ éloquent, avec lesquels tu m’avais répondu lorsque je te demandai si ce livre au nom si long et original, et qui était dans les rayonnages de ta bibliothèque, méritait d’être lu. Je viens de terminer de l’écouter en texte audio, là au…
-
![Kinderzimmer [2013] de Valentine Goby](http://antoastu.com/wp-content/uploads/2024/04/caca-assise.jpg)
Kinderzimmer [2013] de Valentine Goby
Le
Lorsque vous n’avez pas de talent, écrivez des textes sur des sujets graves. De guerre de préférence, ou avec de la violence, des morts, de la tragédie. Et historiques par dessus le marché. Vous n’aurez pas plus de talent, mais les gens ‘biens’ n’oseront pas le dire. Ceux qui se sont déjà adonnés aux mêmes…
-
![Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants [2010] de Mathias Enard](http://antoastu.com/wp-content/uploads/2024/04/lumieres-souk.jpg)
Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants [2010] de Mathias Enard
Le
A partir d’une zone d’ombre dans la biographie de Michel-Ange, et grâce à un travail de documentation sérieux, mais sans tomber dans les travers de l’érudition parfois trop bavarde à la façon d’un Borges, Mathias Enard nous transporte dans la Constantinople du XVIème siècle et nous installe aux côtés de l’artiste durant son étrange séjour.…
-
![Pour Jean-François Revel [2006] de Pierre Boncenne](http://antoastu.com/wp-content/uploads/2015/05/jean-francois-revel.jpg)
Pour Jean-François Revel [2006] de Pierre Boncenne
Le
Durant toute ma lecture, je n’ai jamais su vraiment ce que j’avais entre les mains. Un livre, certes. Mais quoi ? Le titre nous donne un indice : un cri d’amour. C’est bien, on ne dit pas assez à ceux qu’on aime qu’on les aime, mais l’exercice est périlleux du vivant de l’auteur. S’il n’était…
-
![Les Villes invisibles [1972] d’Italo Calvino](http://antoastu.com/wp-content/uploads/2015/05/ville-hallucinee.jpg)
Les Villes invisibles [1972] d’Italo Calvino
Le
Je me suis accroché, j’ai fait l’effort, je me suis dit, allez, Pamela sera bien, et puis non, alors donnons sa chance à Isidora, ou Luigina, ou… et non. Définitivement. Car Calvino, avec cette succession morne de villes au nom de femme, entrecoupée du dialogue de Marco Polo avec le grand empereur Kublai Khan, nous…
-
![Lettre d’une inconnue [1922] de Stefan Zweig](http://antoastu.com/wp-content/uploads/2015/05/femme-anonyme-dos.jpg)
Lettre d’une inconnue [1922] de Stefan Zweig
Le
Il faut sans doute comprendre “la lettre d’une inconnue” comme celle d’une malade, se complaisant dans une obsession adolescente, presque érotomane, à aimer un voisin écrivain. Même avec une écoute ‘clinique’, je n’ai pas réussi à rentrer dans le texte à cause des outrances ridicules de la jeune fille, qui connaît chaque mot des romans…
-
![Sukkwan Island [2009] de David Vann](http://antoastu.com/wp-content/uploads/2015/05/alaska.jpg)
Sukkwan Island [2009] de David Vann
Le
Sukkwan Island ? Férocement dispensable. L’histoire ne tient, et encore à peine, que grâce à l’intrigue. Rien au-delà. Je n’aie pas eu envie pendant le récit de visiter ce coin d’Alaska où il se déroule. Je n’ai rien appris d’utile. N’ai pas eu d’émotion particulière. Le style descriptif est à peine plus beau qu’une notice…